Aperçu
Les marchés mondiaux ont clôturé l’année 2025 sur une performance mitigée, les investisseurs ayant rééquilibré leurs portefeuilles et ajusté leurs attentes en vue de 2026. Aux États-Unis, les marchés boursiers ont terminé le mois de décembre pratiquement inchangés, les gains dans les secteurs des services financiers, de la technologie et des services de communication ayant été compensés par la faiblesse des services publics, de l’immobilier et de certains secteurs défensifs. Les actions internationales ont surperformé, menées par les marchés émergents et les marchés développés.
Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a enregistré des gains modestes, soutenus par la vigueur des secteurs des services financiers et des matériaux, alors que les prix des matières premières sont demeurés relativement fermes. Le sentiment des investisseurs a continué d’être influencé par les signaux des banques centrales, le ralentissement de l’inflation, l’évolution du marché du travail ainsi que par les incertitudes géopolitiques et commerciales persistantes.
Performance et politique des marchés américains
L’indice S&P 500 a terminé le mois de décembre pratiquement inchangé, concluant une année à la fois volatile et solide. Le leadership sectoriel a évolué, les services financiers prenant la tête du marché à mesure que les attentes concernant les taux d’intérêt se stabilisent et que la qualité des bilans redevient un critère clé pour les investisseurs. Les secteurs de la technologie et des services de communication ont également affiché des gains, tandis que les services publics et l’immobilier ont sous-performé dans un contexte de hausse des taux d’intérêt à long terme.
La Réserve fédérale a abaissé le taux des fonds fédéraux de 25 points de base supplémentaires en décembre, portant la fourchette cible à 3,50 % – 3,75 %, pour un total de 75 points de base de baisses en 2025. Bien que la Fed ait reconnu la tendance au ralentissement de l’inflation, les décideurs ont adopté un ton plus prudent pour la suite. Les attentes du marché quant à de nouvelles baisses à court terme ont diminué, l’attention se tournant vers les prochaines données sur l’inflation et le marché du travail avant la réunion du FOMC de janvier.
Principales données économiques américaines
- Taux des fonds fédéraux : Réduit de 25 points de base en décembre; la politique monétaire est désormais perçue comme plus proche de la neutralité.
- ISM manufacturier : En baisse à 48,2, indiquant une contraction persistante de l’activité manufacturière.
- ISM des services : En hausse à 52,6, reflétant une expansion continue du secteur des services.
- Marché du travail : La croissance de l’emploi a dépassé les attentes, tandis que le taux de chômage a légèrement augmenté pour atteindre 4,6 %.
- Inflation : L’inflation globale et l’inflation de base ont repris leur tendance à la baisse, les données de novembre se situant autour de 2,7 %.
Aperçu du marché canadien
L’indice composé S&P/TSX a affiché des gains modestes en décembre, soutenus par les secteurs des services financiers, des matériaux et des industriels. Les prix de l’or ont progressé, tandis que les prix du pétrole ont reculé légèrement, contribuant à une performance contrastée des secteurs liés aux ressources. L’intérêt des investisseurs est demeuré concentré sur les titres de croissance de qualité et les entreprises affichant des bilans solides.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé, réitérant que les hausses de taux précédentes continuent de se répercuter sur l’économie. Les données de Statistique Canada ont montré un ralentissement de l’inflation et une demande intérieure mitigée, tandis que la demande internationale pour les actions canadiennes est demeurée favorable au S&P/TSX.
Perspectives
À l’aube de 2026, le contexte d’investissement semble évoluer d’un environnement dominé par les taux d’intérêt vers un marché davantage axé sur la qualité des bénéfices, la sélection sectorielle et les gains de productivité. Bien que la croissance économique ralentit, elle demeure positive et l’inflation continue de se modérer. Pour les portefeuilles diversifiés, maintenir une exposition à des titres de croissance de qualité, à des titres cycliques orientés valeur et à des actifs générateurs de revenus résilients — tout en surveillant de près les orientations des banques centrales et l’évolution du marché du travail — demeure une approche disciplinée dans un environnement de marché plus équilibré, mais toujours volatil.