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Revue Mensuelle du Marché : Avril 2026

Aperçu 
Le mois d’avril 2026 a livré la meilleure performance mensuelle pour les actions américaines depuis novembre 2020. Le S&P 500 a progressé de 10,4 % et le Nasdaq de 15,3 %, porté par un fort rebond de soulagement après l’annonce d’un cessez le feu entre les États Unis et l’Iran le 8 avril. Les marchés ont rapidement écarté le scénario extrême autour du détroit d’Ormuz, malgré une trêve fragile et une forte volatilité du pétrole tout au long du mois. Les actions ont surtout réagi à une saison des résultats très solide, avec un appétit pour le risque généralisé. Les petites capitalisations ont gagné plus de 10 %, les marchés développés hors États Unis 7,4 %, et le TSX a terminé en hausse malgré une consolidation de l’énergie après son rallye de mars.

Performance et Politique du Marché Américain
Neuf des onze secteurs du S&P 500 ont terminé avril en hausse, avec une nette domination de la croissance. Les services de communication ont progressé de 18,5 % et les technologies de l’information de 17,5 %, soutenus par les dépenses en intelligence artificielle et les solides résultats du Magnificent 7. À l’inverse, l’énergie a reculé de 3,5 % après son fort rallye de mars, en raison de prises de bénéfices et d’une rotation sectorielle, tout en restant le meilleur secteur depuis le début de l’année avec +33,5 %. La Réserve fédérale a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 %. La réunion de Jerome Powell a montré une forte division interne, avec un vote 8 contre 4, la plus importante dissidence depuis 1992. Plusieurs membres ont contesté l’idée que des baisses de taux restent le scénario central, signalant un ton plus hawkish. Les marchés n’intègrent désormais aucune baisse en 2026, avec une première réduction repoussée vers fin 2027.

Données Économiques Clés des États Unis
Les taux sont restés inchangés à 3,50 %–3,75 %, tandis que l’inflation de mars a accéléré à 3,3 % en glissement annuel, avec une hausse mensuelle de 0,90 %, la plus forte depuis 2021. L’inflation de base s’est établie à 2,6 %. L’ISM Manufacturier est resté stable à 52,7 et l’ISM Services a légèrement reculé tout en restant en expansion. Le chômage a baissé à 4,3 %. Les résultats du premier trimestre ont largement dépassé les attentes, avec plus de 80 % des entreprises du S&P 500 battant les prévisions. La croissance des bénéfices a atteint 27 %, portée par le Magnificent 7 (+61 %), contre 16,4 % pour le reste de l’indice.

Marchés Pétroliers et Conflit en Iran
Le pétrole a connu un mois extrêmement volatil. L’annonce d’une ouverture temporaire du détroit d’Ormuz le 17 avril a fait chuter le brut de plus de 10 %, avant un rebond rapide après des tensions militaires renouvelées le 20 avril. Le Brent a atteint un pic de 126,41 $ le 28 avril avant de se stabiliser autour de 115 $. Les flux commerciaux via le détroit sont restés très faibles comparés aux niveaux d’avant conflit, et le prix de l’essence aux États Unis a grimpé à 4,48 $ le gallon contre 2,98 $ avant la guerre. Le pétrole termine donc le mois élevé et instable, sans résolution claire.

Mise à Jour du Marché Canadien
Le TSX a légèrement sous-performé en avril après avoir surperformé en mars, pénalisé par la consolidation de l’énergie alors que les flux mondiaux se dirigeaient vers les valeurs technologiques américaines. L’énergie et les matériaux restent néanmoins les secteurs les plus performants depuis le début de l’année, soutenus par les prix élevés du pétrole et la solidité de l’or en contexte géopolitique tendu. La Banque du Canada a maintenu son taux à 2,25 % le 29 avril pour la quatrième fois consécutive. Elle souligne une croissance modérée, une inflation tirée vers le haut par l’énergie, et une approche prudente face au risque de pressions inflationnistes persistantes. La prochaine décision est prévue pour le 10 juin 2026.

Perspectives
Le rebond d’avril reste solide mais repose sur des hypothèses encore fragiles : stabilisation géopolitique, réouverture durable du détroit d’Ormuz et contrôle de l’inflation énergétique. Les prix du pétrole à terme restent au-dessus de 80 $ pour fin 2026, maintenant une pression inflationniste structurelle. Le ton plus hawkish de la Fed, la transition de leadership et les incertitudes macro à venir augmentent le risque global. Le contexte reste favorable aux bénéfices et à l’IA à court terme, mais la sélectivité est clé. Les secteurs privilégiés restent l’énergie, la défense, l’aérospatiale et les infrastructures IA, tandis que la prudence reste de mise sur la consommation discrétionnaire et les actifs sensibles aux taux.

Revue Mensuelle du Marché : Mars 2026

Aperçu 
Le mois de mars 2026 a enregistré la pire performance mensuelle pour les actions des États Unis depuis septembre 2022. L’indice S&P 500 a chuté de 4,98 %, le Nasdaq a affiché un recul similaire et tous les indices mondiaux majeurs ont terminé en territoire négatif. Le moteur dominant de cette tendance a été l’énergie. Les frappes américano israéliennes lancées le 28 février contre l’Iran ont provoqué la fermeture du détroit d’Ormuz. Cet événement a propulsé le pétrole Brent au delà de 120 dollars le baril avant que celui ci ne se stabilise près de 113 dollars à la fin du mois, ce qui représente une hausse de 55 % par rapport aux niveaux observés avant le conflit. Les actions canadiennes se sont montrées plus résilientes compte tenu de l’exposition du pays aux ressources naturelles. Les deux banques centrales ont maintenu leurs taux directeurs inchangés, chacune faisant face au même dilemme : une croissance qui s’essouffle parallèlement à une inflation qui s’accélère de nouveau.
Performance et Politique du Marché Américain 
L’indice S&P 500 a franchi à la baisse sa moyenne mobile de 50 jours le 27 février et sa moyenne de 200 jours le 19 mars. Le secteur de l’énergie a clairement dominé le marché alors que les titres pétroliers ont grimpé en flèche avec le brut. En revanche, la technologie, la consommation discrétionnaire et les services financiers ont subi le plus gros de la vente massive. Cela s’explique par le fait que les attentes de taux maintenus élevés plus longtemps ont été réévaluées brusquement à la hausse par les investisseurs.
La Réserve fédérale a maintenu son taux entre 3,50 % et 3,75 %. Les marchés ne prévoient désormais pratiquement aucune probabilité de baisse lors de la réunion du comité de politique monétaire prévue les 28 et 29 avril. Il existe actuellement une probabilité de 77,5 % que rien ne bouge d’ici la fin de l’année. L’ère des baisses anticipées a cédé la place à une position de maintien ferme. Les prochains chiffres de l’inflation de mars, qui devraient montrer une hausse annuelle proche de 3,4 %, devraient confirmer cette tendance lourde.
Données Économiques Clés des États Unis 
Taux des fonds fédéraux : Maintenu entre 3,50 % et 3,75 %. Les hausses de taux, bien qu’elles ne constituent pas encore le scénario de base, ne sont plus exclues des discussions. Emplois non agricoles : Hausse de 178 000 en mars, un chiffre bien au dessus du consensus de 60 000 et un revirement net par rapport à la perte révisée de 133 000 en février. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3 %. Le secteur de la santé a mené la marche avec 76 000 emplois, reflétant en partie le retour des travailleurs de Kaiser Permanente après la grève. Les effectifs du gouvernement fédéral ont chuté de 18 000 supplémentaires. Inflation : En février, les chiffres se sont maintenus à 2,4 % pour l’indice global et 2,5 % pour l’indice de base. Mars est attendu autour de 3,4 % à mesure que le choc pétrolier se propage dans l’économie réelle. ISM Manufacturier : En hausse à 52,7. La composante des prix payés a bondi à 78,3, atteignant un sommet en quatre ans. ISM Services : En baisse à 54,0 contre 56,1 précédemment, tout en restant en zone d’expansion. Les prix payés ont atteint 70,7, le niveau le plus élevé depuis octobre 2022, en raison de la flambée des coûts du carburant, du bois, du cuivre et de l’acier.
Mise à Jour du Marché Canadien 
L’indice TSX a surpassé ses pairs des États Unis, porté par les secteurs de l’énergie et des matériaux. Ce sont les deux secteurs bénéficiant le plus directement de la flambée des cours du pétrole. L’or a continué d’attirer les capitaux cherchant une valeur refuge, offrant un soutien supplémentaire au secteur des matériaux même si le sentiment général des investisseurs s’est détérioré.
La Banque du Canada a maintenu son taux à 2,25 % le 18 mars. Elle a invoqué une croissance à court terme plus faible que prévu, un taux de chômage de 6,7 % et une inflation de 1,8 % en février. La Banque du Canada a toutefois signalé que la hausse des prix de l’énergie poussera l’inflation vers le haut dans les mois à venir, ce qui garde une possible hausse de taux sur la table. La prochaine décision est prévue pour le 29 avril 2026.
Perspectives 
Le conflit avec l’Iran a introduit un véritable risque de stagflation qui ne devrait pas se résoudre rapidement. Pour le Canada, la manne énergétique offre un tampon structurel important. Cependant, la hausse des coûts du carburant pèse simultanément sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur les entreprises dépendantes des importations. L’environnement actuel favorise les producteurs d’énergie, les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, les industries liées aux matières premières et les titres à revenu fixe de haute qualité. Une grande discipline est de mise concernant les actions de croissance à multiple élevé, l’immobilier sensible aux taux et les titres de consommation discrétionnaire.

Revue Mensuelle du Marché : Février 2026

Vue d’ensemble

Les marchés ont abordé février 2026 dans un contexte plus difficile qu’en janvier, alors que la détérioration du marché de l’emploi américain, l’escalade des tensions au Moyen-Orient et les craintes de disruption liée à l’IA ont pesé sur le sentiment. Le S&P 500 a terminé le mois en baisse d’environ 0,9 %, tandis que le Nasdaq a reculé de 3,4 %, bien que le Dow Jones ait légèrement progressé de 0,2 %. Les actions canadiennes ont affiché une bien meilleure tenue, le S&P/TSX Composite livrant un rendement en prix de 7,6 %, porté par les Matériaux, les Services financiers et l’Énergie, et portant le gain depuis le début de l’année à 8,3 %. Les deux banques centrales sont restées en mode attentiste.

Performance et politique du marché américain

Les actions américaines ont affiché des résultats mitigés, le S&P 500 reculant sous l’effet des préoccupations liées à la disruption de l’IA, aux tarifs douaniers et aux tensions au Moyen-Orient, pénalisant les titres de croissance tandis que les actions de valeur et les petites capitalisations ont progressé. La Fed est restée en mode attentiste à 3,50 %–3,75 %, aucune réunion du FOMC n’étant prévue en février, les marchés n’anticipent pas de première baisse avant le second semestre 2026.

Principales données économiques américaines

Taux des fonds fédéraux : maintenu à 3,50 %–3,75 %, la Fed cherchant à équilibrer une inflation dans les services toujours élevée et un marché de l’emploi en ralentissement.

Emploi : l’économie américaine a perdu 92 000 emplois en février, bien en deçà du consensus de 59 000, avec des reculs dans les soins de santé, l’information et la fonction publique fédérale. Le taux de chômage s’est maintenu à 4,3 %.

IPC : l’IPC a progressé de 0,3 % sur un mois et de 2,4 % sur un an, le logement, l’alimentation (+0,4 %) et l’énergie (+0,6 %) constituent les principaux facteurs de hausse. L’IPC de base s’est maintenu à 2,5 % en glissement annuel.

Confiance des consommateurs : l’indice du Conference Board s’est redressé de 2,2 points à 91,2, bien qu’il soit resté largement inférieur au sommet de 112,8 atteint en novembre 2024.

Indice ISM manufacturier : le PMI s’est établi à 52,4 %, marquant un deuxième mois consécutif d’expansion, avec les pressions sur les prix atteignant leur niveau le plus élevé depuis juin 2022 sous l’effet des tarifs douaniers.

Indice ISM des services : le PMI des services a bondi à 56,1 %, son niveau le plus élevé depuis juillet 2022 et son 20e mois consécutif en territoire d’expansion, avec l’Activité commerciale à 59,9 % et les Nouvelles commandes à 58,6 %.

Mise à jour du marché canadien

Le TSX a livré un rendement en prix de 7,6 % en février, les Matériaux dominant largement, suivis des Services financiers, de l’Énergie et de la plupart des autres secteurs. Les seuls replis ont été enregistrés dans l’Immobilier (0,6 %) et la Technologie (6,3 %). Les actions aurifères ont attiré des capitaux en tant qu’allocation refuge, l’or progressant d’environ 11 % sur le mois. La sous-performance technologique a reflété la dynamique américaine, les craintes de disruption par l’IA pénalisant les titres logiciels à l’échelle mondiale.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, réitérant que la croissance demeurera modeste et que l’inflation devrait rester près de la cible de 2 % alors que l’économie s’ajuste aux tarifs américains. La prochaine décision de la BdC est prévue le 18 mars 2026.

Perspectives

Le secteur des services américain accélère fortement tandis que le marché de l’emploi se fragilise, maintenant la Fed en mode attentiste bien au-delà du premier semestre. Le conflit au Moyen-Orient introduit un risque stagflationniste à surveiller de près. Au Canada, la surperformance des Matériaux et des ressources continue de différencier le TSX, bien que la faiblesse technologique et l’incertitude commerciale demeurent des freins. Pour les investisseurs diversifiés, privilégier les cycliques de qualité, les actifs défensifs générateurs de revenus et une exposition sélective aux matières premières reste l’approche la plus prudente pour naviguer une année qui s’annonce exigeante.