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Revue Mensuelle du Marché : Janvier 2026
Vue d’ensemble
Les actions mondiales ont entamé 2026 sur une note constructive mais inégale, avec des marchés américain et canadien enregistrant de modestes gains malgré une incertitude persistante sur le plan macroéconomique et politique. Aux États-Unis, le S&P 500 a progressé un peu plus de 1 % sur le mois, soutenu par les secteurs cycliques et défensifs tels que l’Énergie, les Matériaux et les Biens de consommation de base, tandis que la Santé, la Technologie et les Services financiers ont été à la traîne. Au Canada, le S&P/TSX Composite a brièvement atteint un niveau record avant qu’une volatilité en fin de mois ne réduise les gains à environ 0,7 %, la vigueur des secteurs liés aux ressources ayant été contrebalancée par la faiblesse des valeurs de croissance et sensibles aux taux. Les banques centrales sont restées dans une posture attentiste : la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés tout en soulignant une incertitude élevée, et la Banque du Canada a conservé son taux directeur à 2,25 % alors que l’économie continue de s’ajuster aux vents contraires commerciaux.
Performance et politique du marché américain
Le S&P 500 a terminé janvier légèrement en hausse, avec un leadership sectoriel tourné vers l’Énergie, les Matériaux et les Biens de consommation de base, tandis que la Santé, la Technologie et les Services financiers ont sous-performé. Le sentiment était prudemment optimiste alors que les investisseurs pesaient des données manufacturières en amélioration et une activité solide dans les services face à une confiance des consommateurs nettement plus faible et aux risques géopolitiques et commerciaux persistants. Un point focal clé a été la réunion du FOMC de fin janvier, où la Fed a maintenu sa fourchette cible à 3,50 %–3,75 % et a mis en avant une croissance solide mais une inflation toujours élevée et des perspectives incertaines, renforçant ainsi une approche dépendante des données. Pour février, les marchés se concentrent sur les prochaines publications de l’inflation, les données sur le marché du travail après la surprise positive des créations d’emplois en janvier, et tout changement dans la communication de la Fed pouvant recalibrer les attentes de nouvelles mesures accommodantes en 2026.
Principales données économiques américaines
- Taux des fonds fédéraux : fourchette cible maintenue à 3,50 %–3,75 % lors de la réunion de janvier ; la politique vise à équilibrer une activité solide avec une inflation modérément élevée et une incertitude persistante.
- Chômage : le taux de chômage a légèrement diminué à 4,3 % en janvier, avec une hausse d’environ 130 000 emplois non agricoles, dépassant les attentes et atténuant certaines inquiétudes sur le marché du travail.
- Indice de confiance des consommateurs : l’indice du Conference Board a chuté de 9,7 points à 84,5, son plus bas niveau depuis près de 12 ans, reflétant des inquiétudes croissantes concernant les prix, l’emploi et les risques économiques et géopolitiques.
- Indice ISM manufacturier : le PMI manufacturier ISM est passé à 52,6 en janvier depuis 47,9, signalant un retour à l’expansion et le niveau le plus élevé depuis 2022.
- Indice ISM des services : le PMI des services ISM est resté à 53,8, marquant 19 mois consécutifs d’expansion et indiquant un contexte des services toujours solide.
Mise à jour du marché canadien
Le S&P/TSX Composite a bien commencé l’année, atteignant un sommet historique proche de 33 200 points avant un repli marqué lors des derniers jours, laissant l’indice en hausse d’environ 0,7 % pour janvier. La performance a été contrastée sous la surface : les secteurs des Matériaux, des Services de communication, des Services publics, de l’Immobilier et de l’Industrie ont terminé le mois en territoire positif, les Matériaux menant largement, tandis que la Technologie, la Consommation discrétionnaire, la Santé, les Biens de consommation de base et les Services financiers ont enregistré des baisses. L’Énergie a été un point positif notable, soutenue par la hausse des prix du pétrole dans un contexte de risque géopolitique élevé, tandis que la faiblesse en fin de mois de l’or a pesé sur les Matériaux sans effacer les gains initiaux. On observe également une certaine divergence au sein du secteur technologique, les valeurs liées au matériel informatique affichant une meilleure tenue que les entreprises axées sur les logiciels, les investisseurs privilégiant les modèles plus tangibles et les bilans solides dans un contexte d’incertitude sur les valorisations et la croissance des revenus. Cette dynamique reflète une préférence plus prudente pour l’exposition technologique.
Les données macroéconomiques ont montré une économie douce mais stable : le taux de chômage canadien a légèrement baissé à 6,5 % en janvier malgré une perte nette d’environ 25 000 emplois, principalement dans la fabrication et l’emploi à temps partiel. Dans ce contexte, la Banque du Canada a maintenu son taux au jour le jour à 2,25 %, réitérant que la politique est « appropriée » alors que l’économie s’ajuste aux tarifs américains et à un environnement commercial mondial plus difficile, avec une inflation attendue proche de l’objectif de 2 %. L’attention des investisseurs au Canada est restée centrée sur des émetteurs de haute qualité dans les secteurs financiers et liés aux ressources, en particulier des entreprises avec des bilans solides et une allocation de capital disciplinée.
Perspectives
Alors que 2026 commence, les marchés semblent passer d’une narrative purement axée sur les taux à une narrative centrée sur la durabilité des bénéfices, le positionnement sectoriel et la productivité. Aux États-Unis, l’amélioration de la dynamique manufacturière et la croissance stable des services sont favorables, mais la faible confiance des consommateurs et l’incertitude persistante sur les politiques et la géopolitique incitent à la prudence. Au Canada, une politique monétaire stable, un taux de chômage encore élevé mais en baisse et des secteurs des ressources résilients suggèrent un environnement prudemment constructif, bien que toujours sensible aux développements commerciaux et à la volatilité des matières premières. Pour les investisseurs diversifiés, maintenir une exposition équilibrée entre croissance de qualité, secteurs cycliques adaptés à un environnement de croissance lente et actifs générant des revenus résilients — tout en restant attentif aux indications des banques centrales et aux tendances du marché du travail — reste une approche prudente pour naviguer ce qui s’annonce comme une année encore active pour les marchés.
Monthly Market Recap: January 2026
Overview
Global equities started 2026 on a constructive but uneven footing, with U.S. and Canadian markets eking out modest gains amid lingering macro and policy uncertainty. In the U.S., the S&P 500 advanced a little over 1% for the month, supported by cyclicals and defensives such as Energy, Materials, and Consumer Staples, even as Health Care, Technology, and Financials lagged. In Canada, the S&P/TSX Composite briefly hit a record high before late-month volatility pared returns to a roughly 0.7% gain, with strength in resource‑linked sectors offset by weakness in growth and rate‑sensitive names. Central banks stayed in wait‑and‑see mode: the Federal Reserve held rates steady while acknowledging elevated uncertainty, and the Bank of Canada maintained its policy rate at 2.25% as the economy continues to adjust to trade headwinds.
U.S. Market Performance & Policy
The S&P 500 finished January modestly higher, with sector leadership tilting toward Energy, Materials, and Consumer Staples, while Health Care, Technology, and Financials underperformed. Sentiment was cautiously optimistic as investors weighed improving manufacturing data and resilient services activity against sharply weaker consumer confidence and ongoing geopolitical and trade risks. A key focal point was the late‑January FOMC meeting, where the Fed kept its target range at 3.50%–3.75% and highlighted solid growth but still‑elevated inflation and an uncertain outlook, reinforcing a data‑dependent stance. Looking ahead to February, markets are focused on incoming inflation prints, labor‑market data following January’s upside payroll surprise, and any shift in Fed communication that could recalibrate expectations for further easing in 2026.
Key U.S. Economic Data
- Federal funds rate: Target range held at 3.50%–3.75% at the January FOMC meeting; policy is framed around balancing solid activity with somewhat elevated inflation and elevated uncertainty.
- Unemployment: The jobless rate edged down to 4.3% in January, with nonfarm payrolls rising by about 130,000, beating expectations and easing some concerns about labor‑market softness.
- Consumer Confidence Index: The Conference Board index fell 9.7 points to 84.5, its lowest level in nearly 12 years, reflecting growing worries about prices, jobs, and broader economic and geopolitical risks.
- ISM Manufacturing Index: The ISM Manufacturing PMI jumped to 52.6 in January from 47.9, signaling a return to expansion and the strongest reading since 2022.
- ISM Services Index: The ISM Services PMI held at 53.8, marking a 19th consecutive month of expansion and indicating a still‑solid services backdrop.
Canadian Market Update
The S&P/TSX Composite started the year strongly, reaching an all‑time high near 33,200 before a sharp pullback in the final days left the index up about 0.7% for January. Performance was mixed beneath the surface: Materials, Communication Services, Utilities, Real Estate, and Industrials ended the month in positive territory, with Materials leading by a wide margin, while Technology, Consumer Discretionary, Health Care, Consumer Staples, and Financials registered declines. Energy was a notable bright spot, supported by higher crude prices amid elevated geopolitical risk, while late‑month weakness in gold and silver weighed on Materials but did not erase earlier gains. Notably, within the Technology space there was a divergence, with hardware-related names outperforming software companies as investors favored tangible demand exposure and balance-sheet strength over higher-multiple growth segments. This split underscored a broader preference for more defensive tech exposure amid rate and earnings uncertainty.
Macro data painted a picture of a soft but not collapsing economy: Canada’s unemployment rate ticked down to 6.5% in January despite a net loss of around 25,000 jobs, driven largely by manufacturing and part‑time employment. Against this backdrop, the Bank of Canada held its overnight rate at 2.25%, reiterating that policy is “about right” as the economy adjusts to U.S. tariffs and a more challenging global trade environment, with inflation expected to remain near the 2% target. Investor focus in Canada remained on high‑quality issuers in Financials and resource‑linked sectors, particularly companies with robust balance sheets and disciplined capital allocation.
Outlook
As 2026 gets underway, markets appear to be transitioning from a purely rate‑driven narrative toward one centered on earnings durability, sector positioning, and productivity. In the U.S., improving manufacturing momentum and steady services growth are supportive, but weak consumer confidence and elevated policy and geopolitical uncertainty argue for a measured stance. In Canada, stable monetary policy, a still‑elevated but easing unemployment rate, and resilient resource sectors suggest a cautiously constructive backdrop, albeit with ongoing sensitivity to trade developments and commodity volatility. For diversified investors, maintaining balanced exposure across quality growth, cyclicals leveraged to a slow‑growth environment, and resilient income‑producing assets—while staying attentive to central‑bank guidance and labor‑market trends—remains a prudent way to navigate what is likely to be another active year for markets.
Revue Mensuelle du Marché : Décembre 2025
Aperçu
Les marchés mondiaux ont clôturé l’année 2025 sur une performance mitigée, les investisseurs ayant rééquilibré leurs portefeuilles et ajusté leurs attentes en vue de 2026. Aux États-Unis, les marchés boursiers ont terminé le mois de décembre pratiquement inchangés, les gains dans les secteurs des services financiers, de la technologie et des services de communication ayant été compensés par la faiblesse des services publics, de l’immobilier et de certains secteurs défensifs. Les actions internationales ont surperformé, menées par les marchés émergents et les marchés développés.
Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a enregistré des gains modestes, soutenus par la vigueur des secteurs des services financiers et des matériaux, alors que les prix des matières premières sont demeurés relativement fermes. Le sentiment des investisseurs a continué d’être influencé par les signaux des banques centrales, le ralentissement de l’inflation, l’évolution du marché du travail ainsi que par les incertitudes géopolitiques et commerciales persistantes.
Performance et politique des marchés américains
L’indice S&P 500 a terminé le mois de décembre pratiquement inchangé, concluant une année à la fois volatile et solide. Le leadership sectoriel a évolué, les services financiers prenant la tête du marché à mesure que les attentes concernant les taux d’intérêt se stabilisent et que la qualité des bilans redevient un critère clé pour les investisseurs. Les secteurs de la technologie et des services de communication ont également affiché des gains, tandis que les services publics et l’immobilier ont sous-performé dans un contexte de hausse des taux d’intérêt à long terme.
La Réserve fédérale a abaissé le taux des fonds fédéraux de 25 points de base supplémentaires en décembre, portant la fourchette cible à 3,50 % – 3,75 %, pour un total de 75 points de base de baisses en 2025. Bien que la Fed ait reconnu la tendance au ralentissement de l’inflation, les décideurs ont adopté un ton plus prudent pour la suite. Les attentes du marché quant à de nouvelles baisses à court terme ont diminué, l’attention se tournant vers les prochaines données sur l’inflation et le marché du travail avant la réunion du FOMC de janvier.
Principales données économiques américaines
- Taux des fonds fédéraux : Réduit de 25 points de base en décembre; la politique monétaire est désormais perçue comme plus proche de la neutralité.
- ISM manufacturier : En baisse à 48,2, indiquant une contraction persistante de l’activité manufacturière.
- ISM des services : En hausse à 52,6, reflétant une expansion continue du secteur des services.
- Marché du travail : La croissance de l’emploi a dépassé les attentes, tandis que le taux de chômage a légèrement augmenté pour atteindre 4,6 %.
- Inflation : L’inflation globale et l’inflation de base ont repris leur tendance à la baisse, les données de novembre se situant autour de 2,7 %.
Aperçu du marché canadien
L’indice composé S&P/TSX a affiché des gains modestes en décembre, soutenus par les secteurs des services financiers, des matériaux et des industriels. Les prix de l’or ont progressé, tandis que les prix du pétrole ont reculé légèrement, contribuant à une performance contrastée des secteurs liés aux ressources. L’intérêt des investisseurs est demeuré concentré sur les titres de croissance de qualité et les entreprises affichant des bilans solides.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé, réitérant que les hausses de taux précédentes continuent de se répercuter sur l’économie. Les données de Statistique Canada ont montré un ralentissement de l’inflation et une demande intérieure mitigée, tandis que la demande internationale pour les actions canadiennes est demeurée favorable au S&P/TSX.
Perspectives
À l’aube de 2026, le contexte d’investissement semble évoluer d’un environnement dominé par les taux d’intérêt vers un marché davantage axé sur la qualité des bénéfices, la sélection sectorielle et les gains de productivité. Bien que la croissance économique ralentit, elle demeure positive et l’inflation continue de se modérer. Pour les portefeuilles diversifiés, maintenir une exposition à des titres de croissance de qualité, à des titres cycliques orientés valeur et à des actifs générateurs de revenus résilients — tout en surveillant de près les orientations des banques centrales et l’évolution du marché du travail — demeure une approche disciplinée dans un environnement de marché plus équilibré, mais toujours volatil.