Commentaires

Revue Mensuelle du Marché : Mai 2026

Aperçu

Mai 2026 a été un autre mois solide pour les marchés boursiers mondiaux, le S&P 500 ayant progressé d’environ 5,3 % alors que les investisseurs ont poursuivi sur l’élan créé par le rallye d’avril. Le sentiment des marchés est demeuré soutenu par des résultats d’entreprises résilients, la poursuite des investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle et des conditions économiques généralement stables. Bien que les développements géopolitiques et les marchés de l’énergie aient continué de représenter des sources d’incertitude, les marchés boursiers ont globalement maintenu leur trajectoire ascendante tout au long du mois.

Performance du marché américain et politique monétaire

Le secteur technologique est demeuré l’un des principaux moteurs de la performance des actions américaines, soutenu par la demande continue pour les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, les investissements dans les semi-conducteurs et les solides résultats des grandes sociétés de croissance. L’attention des investisseurs s’est également portée sur les développements en matière de politique monétaire. Le 13 mai 2026, le Sénat a confirmé Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale par un vote de 54 contre 45. Les marchés se tournent maintenant vers la réunion du FOMC des 16 et 17 juin, au cours de laquelle seront publiées les nouvelles projections économiques ainsi que la décision sur les taux d’intérêt. Malgré une inflation toujours élevée, les marchés financiers s’attendent à ce que la Fed maintienne une approche relativement prudente.

Principales données économiques américaines

L’inflation est demeurée supérieure à l’objectif à long terme de la Réserve fédérale. L’indice des prix à la consommation (IPC) d’avril a augmenté de 3,8 % sur un an et de 0,6 % sur un mois, tandis que l’inflation sous-jacente a progressé de 2,8 % sur une base annuelle. Ces données suggèrent que les pressions inflationnistes demeurent persistantes malgré le cycle important de resserrement monétaire observé au cours des dernières années. Le marché du travail reste relativement stable, bien que le salaire horaire réel moyen ait reculé de 0,2 % sur un an, ce qui indique une certaine pression sur le pouvoir d’achat des ménages. Les résultats des entreprises au premier trimestre ont généralement été favorables, contribuant à maintenir la confiance des investisseurs.

Marchés pétroliers et développements géopolitiques

Les marchés pétroliers ont connu une volatilité élevée durant le mois de mai, les investisseurs réagissant à l’évolution de la situation géopolitique ainsi qu’aux changements dans les perspectives mondiales d’offre et de demande. Les mouvements de prix ont été influencés par les tensions persistantes au Moyen-Orient, l’incertitude entourant la croissance économique mondiale et l’évolution des attentes concernant la demande énergétique future. Bien que les nouvelles géopolitiques aient continué d’influencer le sentiment à court terme, les investisseurs demeurent principalement concentrés sur les répercussions des prix de l’énergie sur l’inflation et la politique monétaire.

Mise à jour du marché canadien

Le TSX a affiché une performance généralement positive en mai malgré l’incertitude persistante entourant les conditions du commerce mondial et les marchés des matières premières. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, reflétant une approche prudente alors que l’inflation continue de ralentir graduellement. La croissance économique demeure modeste et les conditions du marché du travail se sont quelque peu affaiblies par rapport aux années précédentes. Toutefois, les décideurs s’attendent toujours à ce que l’inflation converge progressivement vers la cible à moyen terme. Les investisseurs surveillent de près les prochaines publications économiques ainsi que les communications futures de la Banque du Canada afin d’obtenir davantage d’indications sur l’orientation de la politique monétaire.

Perspectives

La résilience des marchés en mai reflète la confiance persistante envers les bénéfices des entreprises, particulièrement dans les secteurs bénéficiant des investissements en intelligence artificielle et en infrastructures numériques. Toutefois, plusieurs défis demeurent. L’inflation reste supérieure aux cibles des banques centrales, la croissance des salaires réels demeure sous pression et l’incertitude géopolitique pourrait entraîner un retour de la volatilité sur les marchés des matières premières et les marchés financiers. Bien que les thèmes liés à la technologie et à l’intelligence artificielle continuent d’attirer l’intérêt des investisseurs, les marchés surveilleront attentivement les prochaines données sur l’inflation, les décisions des banques centrales et l’évolution de la croissance économique à l’approche de la deuxième moitié de 2026.

Revue Mensuelle du Marché : Avril 2026

Aperçu 
Le mois d’avril 2026 a livré la meilleure performance mensuelle pour les actions américaines depuis novembre 2020. Le S&P 500 a progressé de 10,4 % et le Nasdaq de 15,3 %, porté par un fort rebond de soulagement après l’annonce d’un cessez le feu entre les États Unis et l’Iran le 8 avril. Les marchés ont rapidement écarté le scénario extrême autour du détroit d’Ormuz, malgré une trêve fragile et une forte volatilité du pétrole tout au long du mois. Les actions ont surtout réagi à une saison des résultats très solide, avec un appétit pour le risque généralisé. Les petites capitalisations ont gagné plus de 10 %, les marchés développés hors États Unis 7,4 %, et le TSX a terminé en hausse malgré une consolidation de l’énergie après son rallye de mars.

Performance et Politique du Marché Américain
Neuf des onze secteurs du S&P 500 ont terminé avril en hausse, avec une nette domination de la croissance. Les services de communication ont progressé de 18,5 % et les technologies de l’information de 17,5 %, soutenus par les dépenses en intelligence artificielle et les solides résultats du Magnificent 7. À l’inverse, l’énergie a reculé de 3,5 % après son fort rallye de mars, en raison de prises de bénéfices et d’une rotation sectorielle, tout en restant le meilleur secteur depuis le début de l’année avec +33,5 %. La Réserve fédérale a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 %. La réunion de Jerome Powell a montré une forte division interne, avec un vote 8 contre 4, la plus importante dissidence depuis 1992. Plusieurs membres ont contesté l’idée que des baisses de taux restent le scénario central, signalant un ton plus hawkish. Les marchés n’intègrent désormais aucune baisse en 2026, avec une première réduction repoussée vers fin 2027.

Données Économiques Clés des États Unis
Les taux sont restés inchangés à 3,50 %–3,75 %, tandis que l’inflation de mars a accéléré à 3,3 % en glissement annuel, avec une hausse mensuelle de 0,90 %, la plus forte depuis 2021. L’inflation de base s’est établie à 2,6 %. L’ISM Manufacturier est resté stable à 52,7 et l’ISM Services a légèrement reculé tout en restant en expansion. Le chômage a baissé à 4,3 %. Les résultats du premier trimestre ont largement dépassé les attentes, avec plus de 80 % des entreprises du S&P 500 battant les prévisions. La croissance des bénéfices a atteint 27 %, portée par le Magnificent 7 (+61 %), contre 16,4 % pour le reste de l’indice.

Marchés Pétroliers et Conflit en Iran
Le pétrole a connu un mois extrêmement volatil. L’annonce d’une ouverture temporaire du détroit d’Ormuz le 17 avril a fait chuter le brut de plus de 10 %, avant un rebond rapide après des tensions militaires renouvelées le 20 avril. Le Brent a atteint un pic de 126,41 $ le 28 avril avant de se stabiliser autour de 115 $. Les flux commerciaux via le détroit sont restés très faibles comparés aux niveaux d’avant conflit, et le prix de l’essence aux États Unis a grimpé à 4,48 $ le gallon contre 2,98 $ avant la guerre. Le pétrole termine donc le mois élevé et instable, sans résolution claire.

Mise à Jour du Marché Canadien
Le TSX a légèrement sous-performé en avril après avoir surperformé en mars, pénalisé par la consolidation de l’énergie alors que les flux mondiaux se dirigeaient vers les valeurs technologiques américaines. L’énergie et les matériaux restent néanmoins les secteurs les plus performants depuis le début de l’année, soutenus par les prix élevés du pétrole et la solidité de l’or en contexte géopolitique tendu. La Banque du Canada a maintenu son taux à 2,25 % le 29 avril pour la quatrième fois consécutive. Elle souligne une croissance modérée, une inflation tirée vers le haut par l’énergie, et une approche prudente face au risque de pressions inflationnistes persistantes. La prochaine décision est prévue pour le 10 juin 2026.

Perspectives
Le rebond d’avril reste solide mais repose sur des hypothèses encore fragiles : stabilisation géopolitique, réouverture durable du détroit d’Ormuz et contrôle de l’inflation énergétique. Les prix du pétrole à terme restent au-dessus de 80 $ pour fin 2026, maintenant une pression inflationniste structurelle. Le ton plus hawkish de la Fed, la transition de leadership et les incertitudes macro à venir augmentent le risque global. Le contexte reste favorable aux bénéfices et à l’IA à court terme, mais la sélectivité est clé. Les secteurs privilégiés restent l’énergie, la défense, l’aérospatiale et les infrastructures IA, tandis que la prudence reste de mise sur la consommation discrétionnaire et les actifs sensibles aux taux.

Revue Mensuelle du Marché : Mars 2026

Aperçu 
Le mois de mars 2026 a enregistré la pire performance mensuelle pour les actions des États Unis depuis septembre 2022. L’indice S&P 500 a chuté de 4,98 %, le Nasdaq a affiché un recul similaire et tous les indices mondiaux majeurs ont terminé en territoire négatif. Le moteur dominant de cette tendance a été l’énergie. Les frappes américano israéliennes lancées le 28 février contre l’Iran ont provoqué la fermeture du détroit d’Ormuz. Cet événement a propulsé le pétrole Brent au delà de 120 dollars le baril avant que celui ci ne se stabilise près de 113 dollars à la fin du mois, ce qui représente une hausse de 55 % par rapport aux niveaux observés avant le conflit. Les actions canadiennes se sont montrées plus résilientes compte tenu de l’exposition du pays aux ressources naturelles. Les deux banques centrales ont maintenu leurs taux directeurs inchangés, chacune faisant face au même dilemme : une croissance qui s’essouffle parallèlement à une inflation qui s’accélère de nouveau.
Performance et Politique du Marché Américain 
L’indice S&P 500 a franchi à la baisse sa moyenne mobile de 50 jours le 27 février et sa moyenne de 200 jours le 19 mars. Le secteur de l’énergie a clairement dominé le marché alors que les titres pétroliers ont grimpé en flèche avec le brut. En revanche, la technologie, la consommation discrétionnaire et les services financiers ont subi le plus gros de la vente massive. Cela s’explique par le fait que les attentes de taux maintenus élevés plus longtemps ont été réévaluées brusquement à la hausse par les investisseurs.
La Réserve fédérale a maintenu son taux entre 3,50 % et 3,75 %. Les marchés ne prévoient désormais pratiquement aucune probabilité de baisse lors de la réunion du comité de politique monétaire prévue les 28 et 29 avril. Il existe actuellement une probabilité de 77,5 % que rien ne bouge d’ici la fin de l’année. L’ère des baisses anticipées a cédé la place à une position de maintien ferme. Les prochains chiffres de l’inflation de mars, qui devraient montrer une hausse annuelle proche de 3,4 %, devraient confirmer cette tendance lourde.
Données Économiques Clés des États Unis 
Taux des fonds fédéraux : Maintenu entre 3,50 % et 3,75 %. Les hausses de taux, bien qu’elles ne constituent pas encore le scénario de base, ne sont plus exclues des discussions. Emplois non agricoles : Hausse de 178 000 en mars, un chiffre bien au dessus du consensus de 60 000 et un revirement net par rapport à la perte révisée de 133 000 en février. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3 %. Le secteur de la santé a mené la marche avec 76 000 emplois, reflétant en partie le retour des travailleurs de Kaiser Permanente après la grève. Les effectifs du gouvernement fédéral ont chuté de 18 000 supplémentaires. Inflation : En février, les chiffres se sont maintenus à 2,4 % pour l’indice global et 2,5 % pour l’indice de base. Mars est attendu autour de 3,4 % à mesure que le choc pétrolier se propage dans l’économie réelle. ISM Manufacturier : En hausse à 52,7. La composante des prix payés a bondi à 78,3, atteignant un sommet en quatre ans. ISM Services : En baisse à 54,0 contre 56,1 précédemment, tout en restant en zone d’expansion. Les prix payés ont atteint 70,7, le niveau le plus élevé depuis octobre 2022, en raison de la flambée des coûts du carburant, du bois, du cuivre et de l’acier.
Mise à Jour du Marché Canadien 
L’indice TSX a surpassé ses pairs des États Unis, porté par les secteurs de l’énergie et des matériaux. Ce sont les deux secteurs bénéficiant le plus directement de la flambée des cours du pétrole. L’or a continué d’attirer les capitaux cherchant une valeur refuge, offrant un soutien supplémentaire au secteur des matériaux même si le sentiment général des investisseurs s’est détérioré.
La Banque du Canada a maintenu son taux à 2,25 % le 18 mars. Elle a invoqué une croissance à court terme plus faible que prévu, un taux de chômage de 6,7 % et une inflation de 1,8 % en février. La Banque du Canada a toutefois signalé que la hausse des prix de l’énergie poussera l’inflation vers le haut dans les mois à venir, ce qui garde une possible hausse de taux sur la table. La prochaine décision est prévue pour le 29 avril 2026.
Perspectives 
Le conflit avec l’Iran a introduit un véritable risque de stagflation qui ne devrait pas se résoudre rapidement. Pour le Canada, la manne énergétique offre un tampon structurel important. Cependant, la hausse des coûts du carburant pèse simultanément sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur les entreprises dépendantes des importations. L’environnement actuel favorise les producteurs d’énergie, les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, les industries liées aux matières premières et les titres à revenu fixe de haute qualité. Une grande discipline est de mise concernant les actions de croissance à multiple élevé, l’immobilier sensible aux taux et les titres de consommation discrétionnaire.